NOVAK DJOKOVIC, ROI DE WIMBLEDON AU BOUT DU SUSPENSE

En sauvant deux balles de match contre Roger Federer, le Serbe, vainqueur à l’issue de la finale la plus longue de l’histoire à Wimbledon (7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12), a décroché un 16e titre en Grand Chelem et le 5e à Londres .

Il a donc fallu attendre la finale du tableau messieurs pour assister en simple au premier tie-break de l’histoire dans un cinquième set à 12-12 à Wimbledon. Sinon, incapables de se séparer, les deux monstres sacrés auraient peut-être disputé cette finale complètement dingue jusqu’au bout de la nuit. Mais Djokovic, malgré 14 points de marqués de moins que son adversaire, a été, à chaque fois, le maître des trois tie-breaks de cette finale déjà culte remportée au bout du suspense (7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12) et s’imposant comme la plus longue de l’histoire de Wimbledon (4h57). Il n’a évidemment pas dérogé à son péché mignon. Depuis son premier sacre à Londres en 2011, le Serbe grignote un brin d’herbe après chaque titre. «Le gazon avait un meilleur goût que jamais, a-t-il souri. Je suis encore en pleine digestion.»  Secoué comme jamais par un incroyable Roger Federer, toujours aussi vert, le tenant du titre a fait encore régner sa loi en Grand Chelem face à la légende de bientôt 38 ans, au terme d’un combat d’une qualité tennistique parfois inégale mais d’une incroyable intensité, en particulier dans un cinquième set d’anthologie. «C’était probablement le match le plus exigeant, mentalement, auquel je n’ai jamais participé. J’ai eu le match le plus exigeant physiquement contre Nadal en Australie qui a duré presque six heures (2012). Mais mentalement, celui-ci était encore d’un niveau différent, pour plein de raisons.»

En miraculé puisqu’il a dû sauver deux balles de match dans le cinquième set alors que Federer servait pour la rencontre à 9-7. Il n’a pas exulté sur sa balle de match victorieuse. Peut-être agacé d’avoir évolué seul contre tout le public du Centre Court. «Si vous avez la majorité de la foule de votre côté, ça aide, ça vous motive, ça vous donne de la force et de l’énergie. Quand vous ne l’avez pas, vous devez trouver des choses à l’intérieur de vous. Quand le public chante «Roger», j’entends «Novak»(sourire). Ça a l’air idiot, mais c’est comme ça. J’essaie de me convaincre que c’est comme ça. Et Roger et Novak, c’est similaire, non (rires).»

Vainqueur de leur 48e duel (26 victoires à 22 pour le Serbe), il mène désormais 10-6 en Grand Chelem face au Bâlois, a remporté cinq de leurs six finales en Majeur, dont les trois disputées au All England Club, et a toujours battu Federer dans un cinquième set dans cette épreuve. Le dernier succès de l’Helvète sur le Serbe remonte à 2015, en match de poules du Masters de Londres (7-5, 6-2). Depuis, Djokovic a enchaîné six victoires. C’est la troisième fois qu’il bat le Suisse en ayant sauvé des balles de match. «Je pense que j’aurais pu mieux jouer. Mais, ce qui m’a probablement permis de sauver des balles de match et de l’emporter, c’est ma solidité mentale dans ces moment-là. Vous devez constamment bien jouer pendant cinq heures si vous voulez gagner un match comme celui-ci. Il faut beaucoup de confiance en soi pour se rappeler que vous êtes meilleur que l’autre gars.»

Et cette dernière victoire a une saveur bien particulière. Fort d’un nouveau titre à Wimbledon après 2011, 2014, 2015 et 2018, et désormais riche de 16 Majeurs, le Serbe, qui vient de remporter quatre des cinq derniers Grands Chelems, a plus que jamais le record de Federer dans le viseur (20). Si son corps le veut bien, le « Djoker », 32 ans, a encore quelques années de tennis devant lui pour marquer définitivement l’histoire de son sport. «J’ai l’impression de me rapprocher, mais, eux aussi gagnent encore des Grands Chelems. Nous nous complétons en quelque sorte. On se fait grandir. Ces deux-là sont probablement l’une des principales raisons pour lesquelles je suis encore en compétition à ce niveau. Le fait qu’ils soient entrés dans l’histoire de ce sport me motive aussi, m’inspire à essayer de faire ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont accompli, et même plus.»

Tenant du titre à Londres, le numéro 1 mondial avait vu les têtes de série principales de sa partie de tableau tomber comme des mouches. Avant la finale, il n’a pas eu à affronter un top 20. Il a souffert le martyre en finale face à l’éternel Federer. Mais le dernier mot est bien revenu (encore une fois) au Djoker qui a remporté 33 de ses 34 derniers matches en Grand Chelem.

Source: sport24

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